GRAND JACK

Article paru dans WILD MOTORCYCLES

     "Pour commencer, je classerais le Grand Jack dans la lignée de customizers tels Jo Fusi, Alain Battistella et une multitude d'autres que je n'ai pas encore eu la chance de rencontrer... Des types, particuliers pour la plupart, devenus au fil de leurs expériences des addicts de la machine-outil et du poste à souder TIG. Le Grand Jack est de cette engeance. Son dernier chop sur base de Shovelhead S&S en est la preuve.
      Pourtant, rien ne le prédestinait à entrer dans la voie. En effet, ce n'est pas parce qu'on est mécanicien auto qu'on a forcément envie de bricoler des véhicules originaux. C'est pourtant ce qui s'est passé avec le Grand Jack. À la suite de cette expérience mécanique, il se lance dans le dessin industriel et donne une nouvelle orientation à sa vie en intégrant le paradis des machines-outils : l'industrie aéronautique. Un secteur dans lequel les motorfreakers semblent compter un grand nombre de potes car, en discutant un peu, il n'est pas rare de s'entendre dire : « Tiens, j'ai un pote qui bosse pour l'aéronautique, il peut faire des pièces. » Quand ce ne sont pas les custom addicts eux-mêmes qui en sont issus.
      Jack commence par bosser dans cette industrie à Nantes. C'est d'ailleurs là qu'à la suite de la collision cérébrale avec la bécane d'un pote, il se prend à s'intéresser de plus près aux bicylindres. Muté à Toulouse, le Grand se met à zoner autour d'Odyssey Kolors et autres échoppes toulousaines.
À force, ce qui devait arriver arriva : il craque pour une meule tout en sachant que, dans le futur, il prendra son pied en transformant radicalement des bécanes. Marrant, ça l'a pris comme ça ! La Harley en question est un FXR qu'un pote a ramené des USA. Et c'est encore un de ses amis qui, à sa demande, va retoucher le cadre, le bras oscillant et fabriquer une paire de tés. C'était il y a treize ans et Jack ne disposait pas encore des outils adéquats

    Depuis, il s'est rattrapé ! Il a investi régulièrement jusqu'à posséder un atelier et un équipement dignes d'un pro. Le rêve ! Quel gars qui bricole dans son garage n'a pas rêvé de posséder un jour un poste TIG et/ou un marbre lui permettant de laisser libre cours à son imagination ? Sans parler du tour et de la fraiseuse.
      En tout cas, depuis tout ce temps, le Jack s'est amusé sur pas moins de huit motos. D'abord pour Mag, puis pour lui et encore pour Mag. D'ailleurs vous vous rappelez certainement ce Sportster monobras avec béquille à droite qu'il avait construit en appartement et, qui plus est, sur la table de la cuisine... Il s'est ensuite attaqué aux bécanes des potes, augmentant à chaque fois ia difficulté en fabriquant un cadre, en adaptant des pièces ou en radicalisant les montures."

WM